Pas mobile

Votre site est illisiblesur un téléphone

Un site peut passer le test du responsive et rater celui du pouce. Ce qu'il faut regarder sur votre trafic mobile avant de tout refaire.

Faites l'essai maintenant, avec votre propre téléphone, sans zoomer et sans corriger avec les doigts. Ouvrez votre page d'accueil, essayez d'atteindre votre page de contact, puis d'envoyer une demande. Comptez le nombre de gestes.

La plupart des dirigeants qui font ce test ne l'ont jamais fait avant, parce qu'ils consultent leur site depuis leur ordinateur de bureau, en grand, avec la souris. Leurs visiteurs, eux, sont majoritairement sur mobile, et c'est là que la demande se déclenche ou pas.

Un site peut être parfaitement « responsive » au sens technique et rester inutilisable au pouce. Les deux notions n'ont rien à voir et c'est la source du malentendu.

Responsive ne veut pas dire utilisable

Le responsive garantit que la mise en page se réorganise pour tenir dans l'écran. Il ne garantit rien sur ce qui se passe ensuite.

Le menu demande trois gestes pour arriver au contact

Ouvrir le menu, dérouler une catégorie, trouver la ligne. Chaque geste supplémentaire perd du monde. Un visiteur qui vient d'un résultat Google ne fouille pas, il revient en arrière et ouvre le résultat suivant.

Le numéro de téléphone n'est pas cliquable

Il est dans une image, ou dans un bandeau graphique, ou écrit avec des espaces qui empêchent le téléphone de le reconnaître. Sur mobile, l'appel est souvent la conversion la plus naturelle, et elle se joue sur une pression. Un numéro qu'il faut recopier à la main est un appel perdu.

Le formulaire sort de l'écran

Les champs débordent, le clavier recouvre le bouton d'envoi, la case de consentement est hors du cadre, ou le menu déroulant s'ouvre derrière un autre élément. Le visiteur était d'accord pour vous écrire. Il abandonne pour une raison qui n'a rien à voir avec vous.

Les textes et les zones à toucher sont trop petits

Un corps de texte à douze pixels oblige à zoomer, et zoomer casse la mise en page sur la plupart des sites anciens. Des boutons collés les uns aux autres font toucher le mauvais. Ce sont aussi des critères d'accessibilité, donc des points que Google évalue.

Les surcouches mangent l'écran

Bandeau de cookies plein écran, fenêtre de newsletter au bout de trois secondes, bulle de discussion posée exactement sur le bouton principal. Sur un écran de six pouces, deux surcouches suffisent à masquer tout le contenu utile.

Ce qu'on mesure avant de conclure

L'impression ne suffit pas, parce qu'un site peut être laid sur mobile et convertir quand même, et l'inverse existe aussi.

Les chiffres qu'on regarde :

  • La part de votre trafic qui vient du mobile. En dessous d'un certain niveau, sur certains métiers en business to business, le sujet mérite moins d'investissement que vous ne le pensez.
  • L'écart de taux de sortie entre mobile et ordinateur sur les mêmes pages. C'est l'indicateur le plus parlant : si les visiteurs mobiles partent nettement plus vite sur une page précise, cette page est fautive.
  • Le nombre de demandes envoyées depuis un téléphone, comparé au nombre de visiteurs mobiles. Un formulaire cassé se voit immédiatement ici.
  • Les pressions sur le numéro de téléphone, quand il est cliquable. Quand il ne l'est pas, cette mesure n'existe pas, ce qui est déjà une réponse.

Sur les sites de PME, ces compteurs sont presque toujours absents. On les branche d'abord, et la décision se prend ensuite sur des données réelles.

Trois verdicts possibles, et un seul est une refonte

N'y touchez pas

Votre site est daté sur mobile mais vos visiteurs mobiles convertissent normalement, ou votre activité se joue ailleurs. Le déplaisir esthétique n'est pas un motif de dépense.

Corrections ciblées

Numéro rendu cliquable, formulaire remis dans l'écran, menu raccourci, surcouches domptées, tailles de texte relevées. Ces corrections se font sur le site existant, et sur ce symptôme elles produisent souvent l'essentiel du gain.

Refonte

La mise en page a été conçue pour un écran large et le mobile n'est qu'un repli. À ce stade, chaque correction en casse une autre, et reconstruire coûte moins cher que rafistoler.

La règle qu'on s'applique : la refonte n'est recommandée que si deux choses convergent, la mesure et la structure des pages.

Si les statistiques mobiles sont correctes mais que la structure est faible, on corrige les écrans fautifs sans tout refaire. Un formulaire cassé ne justifie pas de jeter quinze pages.

Si les statistiques mobiles sont mauvaises mais que la structure tient, il faut chercher plus loin avant de conclure. Un trafic mobile qui ne convertit pas alors que les écrans fonctionnent renvoie le plus souvent à l'offre ou à la source du trafic, pas au téléphone. Dans ce cas on le dit, et on ne vous vend pas de refonte.

Ce qu'on fait quand le chantier est décidé

Le téléphone n'est pas une version réduite du site. C'est l'écran principal, et le parcours s'y conçoit en premier.

Concrètement, cela veut dire décider ce que le visiteur doit pouvoir faire avec un seul pouce, en une pression, sans chercher. Sur la plupart des métiers que nous suivons, c'est appeler. L'action unique du site, choisie pendant le cadrage à partir de vos clients et de votre offre, commande donc la mise en page mobile avant celle de l'ordinateur.

Le reste du travail est du sur-mesure au même titre que les autres pages : la hiérarchie sort de votre argumentaire de vente, pas d'un gabarit dont les blocs mobiles ont été prévus pour quelqu'un d'autre.

La recette avant mise en ligne comprend le passage de chaque écran sur mobile et l'envoi de vrais formulaires vers votre boîte, depuis un téléphone. C'est une étape de validation, pas une option.

Quand la refonte complète est décidée, comptez 21 jours entre la signature et la remise des accès pour un site sur-mesure complet, cadrage, design, intégration, contenus, mise en ligne et formation compris.

Nos sites en production sont ouverts à l'inspection. Smart Concept, Terra Voyages et Elema Agency sont en ligne : ouvrez-les depuis votre téléphone et jugez sur pièces plutôt que sur promesse.

Questions fréquentes

Vous avez des questions ?

Mon site est responsive, on me l'a garanti. Pourquoi il est quand même mauvais sur mobile ?

Parce que responsive décrit une capacité technique : la mise en page se réorganise pour tenir dans l'écran. Elle ne dit rien de ce que le visiteur arrive à faire ensuite. Un site peut se réorganiser parfaitement et demander quatre gestes pour joindre l'entreprise, avec un numéro non cliquable et un formulaire dont le bouton d'envoi passe sous le clavier. Les deux tests sont différents, et seul le second compte pour vos demandes.

Faut-il une application mobile ?

Presque jamais, pour une TPE ou une PME de services. Une application se télécharge, ce qui suppose que le visiteur vous connaisse déjà et accepte une démarche. Or votre visiteur mobile arrive d'un résultat Google et veut vous joindre dans la minute. Le bon investissement est un site qui se comporte comme une application au pouce, pas une application que personne n'installera.

Est-ce que Google pénalise un site mal adapté au mobile ?

Google évalue les pages telles qu'elles s'affichent sur mobile, c'est la version de référence. Un site inutilisable au pouce est donc évalué dans cet état, et l'expérience dégradée entre dans son jugement. Le coût direct reste supérieur au coût de classement : le visiteur qui repart en trois secondes vous coûte immédiatement, avant même toute question de position.

Combien de mes visiteurs sont vraiment sur mobile ?

Ça se lit dans vos statistiques, et l'écart entre métiers est important. Un artisan sollicité en urgence est largement sur mobile. Un fournisseur consulté depuis un poste de travail l'est beaucoup moins. C'est la première chose qu'on regarde, parce que la réponse change l'ampleur du chantier, et parfois son intérêt.

Vous pouvez corriger juste la version mobile sans toucher au reste ?

Souvent oui, quand le site est construit proprement en dessous. Les corrections de menu, de formulaire, de numéro cliquable et de tailles de texte se font sans redessiner l'ordinateur. Quand la mise en page a été pensée pour un écran large et adaptée après coup, chaque correction mobile déforme la version bureau, et c'est justement le signe qu'il faut reconstruire.

30 minutes pour suivre votre parcours mobile jusqu'à la demande.