Le cahier des chargesde votre site internet.
Une dizaine de questions, et vous repartez avec un cahier des charges à envoyer aux agences que vous consultez, la nôtre comprise ou non. Gratuit, sans compte, et rien ne sort de votre navigateur tant que vous ne le demandez pas.
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Comment rédiger le cahier des charges de votre site
À quoi sert un cahier des charges
Vous demandez un prix pour « refaire le site ». La première agence chiffre cinq pages avec vos textes. La deuxième en prévoit quinze, avec rédaction et séance photo. La troisième ajoute une boutique parce que vous avez parlé de vendre un jour. Les trois propositions sont honnêtes et vous ne pouvez rien en faire.
Le cahier des charges met tout le monde devant le même périmètre. Il sert aussi le jour où le projet dérape : quand un prestataire annonce que telle fonctionnalité n'était pas prévue, le document tranche en deux minutes.
Ce qu'un cahier des charges doit contenir
Six blocs suffisent pour un site de PME. Votre activité et votre situation actuelle. Ce que le site doit vous rapporter. À qui il s'adresse. Les pages et les fonctionnalités. L'origine des contenus et le sort de l'identité visuelle. L'échéance et le nom de la personne qui valide.
Le formulaire plus haut reprend ces six blocs dans cet ordre. Ce qui n'y figure pas est volontaire : la technologie, l'hébergement et la structure des URL sont l'affaire du prestataire. Les imposer vous prive de son expérience et vous rend responsable de choix que vous ne pourrez pas défendre.
Les trois points qui font varier un devis du simple au double
Le nombre de pages. Cinq à huit couvrent la majorité des besoins : accueil, activité, une page par prestation qui compte, réalisations, contact. Chaque page supplémentaire doit viser une recherche précise, un métier ou une ville, sinon elle ajoute du travail sans amener personne.
L'origine des contenus. Un site où vous fournissez textes et photos ne se compare pas à un site où l'agence rédige et organise une séance photo. C'est généralement le poste qui creuse le plus l'écart entre deux propositions.
Le sort de l'identité visuelle. Logo conservé, retouché ou refait avec une charte complète. Trois situations, trois budgets. Dites laquelle vous voulez, même si la réponse est « je ne sais pas encore, chiffrez les deux ».
Écrivez un objectif, pas une solution
« Je veux un carrousel en page d'accueil » est une solution. « Je veux que le visiteur comprenne en cinq secondes que je pose des menuiseries sur mesure » est un objectif, et il laisse au prestataire la responsabilité du résultat. Le second se défend en réunion, le premier se subit.
Le meilleur objectif se mesure. « Recevoir cinq demandes de devis qualifiées par mois » donne un cap à tout le monde et permet de savoir, six mois plus tard, si le site a fait son travail. « Un site plus moderne » ne se vérifie jamais.
Les erreurs qui coûtent cher
Cacher son budget. Sans repère, un prestataire chiffre ce qu'il croit juste et vous découvrez l'écart au dernier moment. Une fourchette suffit à savoir tout de suite ce qui tient dedans.
Multiplier les décideurs. Un projet validé par quatre personnes qui ne se parlent pas s'étire sur les allers-retours, et le délai que vous aviez fixé saute. Nommez une personne, quitte à ce qu'elle consulte les autres avant de répondre.
Oublier ce qui doit rester. Sur une refonte, les pages qui reçoivent déjà des visites, les adresses à rediriger, les contenus à reprendre. Personne ne devine ces contraintes, et les découvrir en cours de route coûte plus cher que de les écrire.
Le cas particulier de la refonte
Une refonte demande un cahier des charges plus fourni qu'une création, parce qu'elle traîne un existant. Relevez avant tout les pages qui vous amènent déjà des visiteurs : elles doivent survivre au changement, avec la même adresse ou une redirection.
Notez aussi où sont les accès. Nom de domaine, hébergement, compte Google Business, boîtes e-mail. Un projet sur deux se bloque une semaine parce que personne ne retrouve qui a créé le domaine il y a six ans.
Ce qu'on nous demande le plus
À quoi sert un cahier des charges pour un site ?
À comparer des devis qui portent sur la même chose. Sans document commun, chaque agence chiffre ce qu'elle a compris, et vous vous retrouvez avec trois propositions à des prix très différents pour trois projets différents. Le cahier des charges met tout le monde devant le même périmètre.
Faut-il tout savoir avant de commencer ?
Non. Laissez vide ce que vous ignorez, une agence sérieuse vous aidera à trancher. Ce qui compte, c'est que votre objectif, votre cible et vos contraintes de délai soient écrits noir sur blanc.
Mes réponses sont-elles envoyées quelque part ?
Uniquement si vous cliquez sur « Envoyer à CMC 6 ». Sinon tout reste dans votre navigateur, y compris entre deux visites, pour que vous puissiez reprendre là où vous en étiez.
Puis-je l'envoyer à d'autres agences que vous ?
Oui, c'est fait pour. Téléchargez le document et transmettez-le à qui vous voulez. Un dirigeant qui consulte plusieurs prestataires prend une meilleure décision, et nous préférons être choisis sur pièces.
Combien de temps faut-il pour le remplir ?
Dix minutes si vous savez déjà où vous allez. Comptez une demi-heure si vous profitez des questions pour poser à plat ce que le site doit vous rapporter.
Quelle différence entre un cahier des charges et un brief ?
Le brief tient en une page et sert à lancer la discussion. Le cahier des charges liste le périmètre assez précisément pour qu'un prestataire s'engage sur un prix. Pour un site vitrine de PME, le document produit ici couvre les deux usages.
Un cahier des charges est-il utile pour une refonte ?
Encore plus que pour une création. Une refonte traîne des contraintes que personne ne devine : pages qui reçoivent déjà du trafic et qu'il faut conserver, adresses à rediriger, contenus à reprendre, accès à récupérer. Écrivez ce qui existe avant de décrire ce que vous voulez.
Faut-il y mettre son budget ?
Oui, et une fourchette suffit. Sans repère, un prestataire chiffre ce qu'il croit juste et vous découvrez l'écart au dernier moment. Avec une fourchette, il vous dit tout de suite ce qui tient dedans et ce qu'il faut décaler.
Combien de pages prévoir pour un site de PME ?
Cinq à huit suffisent dans la majorité des cas : accueil, activité, une page par prestation qui compte, réalisations, contact. Les pages supplémentaires se justifient quand elles visent une recherche précise, par exemple un métier ou une ville.
Dois-je décrire le design dans le cahier des charges ?
Décrivez l'effet recherché et les contraintes de marque, pas les solutions. « Rassurant, sobre, avec nos couleurs actuelles » se traite. « Un carrousel en haut avec trois images » enferme le prestataire dans un choix que vous devrez assumer seul.
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