Refonte et référencement

Refaire votre sitesans perdre vos positions Google

Une refonte mal menée coûte des mois de visibilité. Le relevé à faire avant, le plan de redirections, et comment lire les semaines qui suivent.

C'est la peur du dirigeant qui a mis des années à exister sur Google. Elle est fondée : la casse de référencement après une refonte est fréquente, et elle se voit rarement le jour de la mise en ligne. Elle se voit 6 semaines plus tard, quand le téléphone a cessé de sonner et que plus personne ne fait le lien avec le nouveau site.

Cette casse n'a rien de mystérieux. Elle vient toujours des mêmes gestes manquants, et ces gestes se font avant la mise en production, pas après.

Si vous êtes ici parce qu'un prestataire vous propose une refonte, la partie utile de cette page est la liste de questions plus bas. Posez-les avant de signer, chez nous comme ailleurs.

Ce qui fait vraiment chuter un site après une refonte

Les adresses ont changé et rien ne les rattrape

C'est la première cause, et de loin. Le nouveau site a de nouvelles adresses de pages, plus propres, mieux organisées. Les anciennes ne mènent plus nulle part. Google avait des positions sur ces anciennes adresses, il ne trouve plus rien, et les visiteurs qui cliquent sur un ancien résultat tombent sur une page d'erreur. Tout ce qui pointait vers vous depuis d'autres sites cesse en même temps de compter.

Le contenu a fondu

La refonte a été l'occasion de faire plus épuré. Les pages qui faisaient huit cents mots en font deux cents, trois pages de métier ont été fusionnées en une, la page qui vous apportait le plus de visiteurs a disparu parce qu'elle était moche. Le design est meilleur, la matière sur laquelle Google vous classait n'existe plus.

La structure des titres a été remise à plat

Les titres de page, ceux qui s'affichent dans les résultats de recherche, ont été réécrits pour sonner mieux et ne contiennent plus ce que les gens tapent. Les intitulés à l'intérieur des pages ont été refaits selon la maquette plutôt que selon le sujet. Google reclasse tout, à partir de zéro.

Le site a été mis en ligne avec le blocage d'indexation encore actif

Pendant sa construction, un site est délibérément fermé aux moteurs. Quand personne ne retire cette consigne le jour de la mise en production, le site sort de l'index en quelques jours. Ça arrive plus souvent qu'on ne l'admet, et ça se vérifie en une minute.

Les mesures ont été débranchées

Les balises de suivi de l'ancien site n'ont pas été reportées, la propriété Search Console n'a pas été reprise. Le site ne chute peut-être pas, mais vous n'avez plus aucun moyen de le savoir, et la comparaison avant après devient impossible pour toujours.

Le relevé avant, sinon la preuve n'existe pas

Une refonte se juge sur un écart. Sans relevé de départ, l'écart est invérifiable et chacun raconte ce qui l'arrange.

Ce qu'on fige avant de toucher au site :

  • L'export Search Console des trois derniers mois : impressions, clics, position moyenne, pages indexées, erreurs de couverture.
  • La liste des pages qui apportent réellement du trafic, classées. C'est cette liste qui décide de ce qui est conservé, et elle contredit souvent l'intuition du dirigeant sur ses pages importantes.
  • La cartographie complète des adresses existantes, y compris les pages oubliées et les anciens articles.
  • Une mesure de vitesse standardisée, pour pouvoir comparer après.

Ce relevé prend une demi-journée. Il n'existe presque jamais sur les refontes qui se passent mal.

Le plan de redirections est une étape de recette, pas une option

Chaque ancienne adresse pointe vers son équivalent sur le nouveau site, par une redirection permanente. Pas vers la page d'accueil : vers la page qui traite le même sujet. Une redirection en masse vers l'accueil est traitée par Google comme une page introuvable, et elle a en plus le défaut de renvoyer vos visiteurs sur un écran qui ne répond pas à leur recherche.

Les pages qui vous apportent déjà du trafic sont identifiées en amont et gardent leur intention de recherche, même quand leur design change du tout au tout. Ce qui marche est conservé, pas jeté par principe.

La mise en production s'accompagne de la reprise de la propriété Search Console, du dépôt du nouveau plan de site, et du suivi des positions sur les semaines qui suivent. La validation avant mise en ligne comprend le test de chaque redirection.

Ce qui se passe les semaines suivant la mise en ligne

Autant le dire franchement : une refonte bien menée produit quand même un mouvement. Google doit réexplorer, réévaluer, et il le fait à son rythme.

Une fluctuation sur 2 à 4 semaines est normale, y compris quelques positions perdues puis reprises. Ce qui n'est pas normal, c'est une chute qui continue au delà, une disparition brutale de pages entières de l'index, ou un trafic divisé sans que le nombre de pages indexées ait bougé. Ces trois signaux se surveillent, et chacun a une cause identifiable.

C'est la raison pour laquelle on ne juge pas une refonte sur son premier mois, et pour laquelle on garde le relevé de départ sous la main.

Trois verdicts possibles, et un seul est une refonte

Cette page attire beaucoup de dirigeants dont le site fonctionne. Le diagnostic se termine par l'un de ces trois avis, et le premier est ici plus fréquent qu'ailleurs.

N'y touchez pas

Votre site vous apporte du trafic et des demandes, et le risque d'une refonte dépasse le gain espéré. On vous le dit, même quand vous êtes venu pour acheter.

Corrections ciblées

On garde le site et on travaille ce qui coince : les pages faibles, les titres, la vitesse, la fiche établissement. Le référencement acquis n'est pas exposé, puisque les adresses ne bougent pas.

Refonte

La structure des pages empêche le positionnement, ou le socle technique interdit d'aller plus loin. Le risque devient alors le prix d'un blocage qu'aucune correction ne lève.

La règle qu'on s'applique : la refonte n'est recommandée que si deux choses convergent, la mesure et la structure des pages.

Si les statistiques sont correctes mais que la structure est faible, on corrige sans tout refaire. C'est le cas typique de la page d'accueil qui ne convertit pas sur un site par ailleurs bien référencé : on répare la page, on ne touche pas aux adresses.

Si les statistiques sont faibles mais que la structure est saine, refaire le site ne fera pas apparaître un trafic qui n'existe pas. Le problème est du côté de l'offre ou de l'acquisition, et une refonte lancée dans cette situation vous fait courir un risque pour un gain nul. On préfère le dire et ne pas prendre le projet.

Ce qu'on fait quand la refonte est décidée

Un site refait chez nous part de vos clients à vous et de votre offre, pas d'un gabarit. Le plan de recherche est posé avant la première maquette, ce qui veut dire que la structure des pages et les requêtes visées sont arbitrées ensemble plutôt que rattrapées à la fin. C'est ce qui évite l'essentiel des chutes : elles viennent le plus souvent d'une architecture décidée par le design puis découverte par le référencement.

L'atelier de cadrage part de vos statistiques actuelles et des pages qui fonctionnent déjà. La mesure est branchée avant la mise en ligne, donc vous voyez le chiffre d'avant et le chiffre d'après.

Comptez 21 jours entre la signature et la remise des accès pour un site sur-mesure complet, cadrage, design, intégration, contenus, mise en ligne et formation compris. Le plan de redirections et sa validation font partie du périmètre, ils ne se facturent pas en supplément.

Les questions à poser à votre prestataire avant de signer

Valables pour n'importe quelle agence, y compris nous. Une réponse floue sur l'une de ces cinq questions est un signal.

  1. Qui établit le plan de redirections, et à quel moment du projet ?
  2. Que devient une ancienne adresse qui n'a pas d'équivalent sur le nouveau site ?
  3. Quelles sont mes cinq pages qui apportent le plus de trafic aujourd'hui, et qu'est-ce qu'elles deviennent ?
  4. Qui vérifie, le jour de la mise en ligne, que le site n'est plus bloqué à l'indexation ?
  5. Quel relevé avez-vous fait avant de commencer, et quand compare-t-on ?
Questions fréquentes

Vous avez des questions ?

Combien de temps dure la baisse après une refonte ?

Comptez 2 à 4 semaines de mouvement pendant que Google réexplore et réévalue le site, avec des positions qui bougent dans les deux sens. Au delà, une baisse qui se poursuit n'est pas un temps d'adaptation, c'est un problème identifiable : redirections manquantes, contenu amputé, blocage d'indexation resté actif. C'est pour ça qu'on surveille les semaines qui suivent au lieu de considérer la mise en ligne comme la fin du projet.

Je garde mon nom de domaine ?

Oui, il reste à votre nom et vient se brancher sur le nouveau site au moment de la mise en production. C'est même le point le plus important du dossier : si vous n'êtes pas propriétaire de votre domaine, réglez cela avant toute autre chose, parce que tout le reste en dépend. On vous dit comment procéder pendant le cadrage.

Et si je change aussi de nom de domaine ?

C'est une opération distincte, plus délicate qu'une refonte, et à ne pas mener en même temps si on peut l'éviter. Quand les deux sont nécessaires, on les sépare dans le temps : d'abord la refonte à domaine constant, puis le changement de domaine avec ses redirections et sa déclaration. Mener les deux le même jour rend toute analyse impossible en cas de chute.

Mon site a peu de trafic. Je risque quelque chose ?

Moins en volume, mais proportionnellement autant. Un site qui reçoit peu de visiteurs les reçoit souvent sur 2 ou 3 pages précises, et perdre ces pages là revient à perdre l'essentiel. Le relevé de départ prend le même temps quel que soit le volume, et il coûte toujours moins cher que la reconstitution d'un référencement perdu.

Vous garantissez que je ne perdrai rien ?

Non, et méfiez-vous de qui vous le garantit. Ce qui s'engage, c'est la méthode : le relevé avant, le plan de redirections validé avant la mise en production, la reprise de la Search Console, le suivi des semaines suivantes. Les positions dépendent ensuite du contenu et de ce que font vos concurrents, et personne ne contrôle ces deux facteurs.

30 minutes pour savoir ce que vous risquez vraiment de perdre.